Philippe Torreton, "Jacques à la guerre" chez Plon | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 09.07.2018 à 11h29 (mis à jour le 09.07.2018 à 12h00) Un premier roman par jour

Philippe Torreton, "Jacques à la guerre" chez Plon

Philippe Torreton - BRUNO KLEIN

Durant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire 2018. Pour débuter la série, le comédien Philippe Torreton reconstitue et invente la vie de son père dans Jacques à la guerre, à paraître le 23 août chez Plon.

"On roulait tous les deux, mon père et moi." La première phrase de Jacques à la guerre, premier roman de Philippe Torreton, que Plon publie le 23 août, donne le ton d’un texte très personnel. Le comédien y reconstitue et invente le parcours de son père, récemment disparu, marqué par la guerre, l’Occupation et la destruction de Rouen (Seine-Maritime). "C’est émouvant, sans pathos, écrit dans l’urgence après la mort du héros", juge Jean-Claude Perrier dans l’avant-portrait du comédien pour Livres Hebdo.
 
Né à Rouen en 1965, Philippe Torreton est devenu comédien à la suite d’une formation au Conservatoire national d’art dramatique en 1987. Pensionnaire puis sociétaire de la Comédie Française à partir de 1990, il reçoit le César du meilleur acteur pour Capitaine Conan (1997), en plus de quatre autres nominations, puis le Molière du comédien pour Cyrano de Bergerac en 2014, en plus de trois autres nominations. Au cinéma, il a tourné pour des réalisateurs comme Patrice Leconte, Philippe Lioret, Volker Schlöndorff, Mathieu Kassovitz et Michel Gondry. Sur scène, il a joué Molière, Brecht, Sartre, Strindberg, Goldoni, Balzac, Shakespeare et Beaumarchais.
 
Passionné du verbe, le comédien s’est essayé à l’écriture très jeune, dès le lycée, lors de ses premiers pas sur scène – "C’est l’oralité du théâtre qui m’a poussé à écrire", assure-t-il à Jean-Claude Perrier. Il est l’auteur de plusieurs récits et essais, dont le récent Nous qui sommes devenus le mauvais temps (Cherche Midi, 2018). Son premier livre, Comme si c’était moi (Seuil, 2004), suivi de Petit lexique amoureux du théâtre (Stock, 2009), Cher François (2015, Flammarion) et Thank you, Shakespeare! (Flammarion, 2016), l’on fait connaître des lecteurs et c’est avec le best-seller Mémé (L’Iconoclaste, 2014, vendu à 170000 exemplaires en grand format), récit sous forme d'autobiographie de sa grand-mère maternelle disparue en 2005, que son écriture s’est adressée à un plus large public.
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